ARTISTE CAMBODGIEN : Beni’art

By 19 juin 2013Arts

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 On vous avait parlé plus tôt d’un mouvement street art au Cambodge, aujourd’hui c’est un artiste khmer français que nous voulons vous présenter. Il s’agit de Tan Ratanak aka Beni’art, né de parents cambodgiens dans la banlieue de Strasbourg, qui nous a dédié cette Apsara pour honorer sa collaboration avec la communauté Samaki Kohn Khmer.

Tan Ratanak a 30 ans, a grandi à Molsheim (Alsace) et est un artiste aux talents multiples : à la fois graffeur, danseur hip hop et bodypainter.  Après une formation artistique en bac pro communication graphique, puis  un an en fac d’art, il prend une autre direction en passant son BAFA afin de donner des cours de danse hip hop.

Sans vraiment être diplômé en art, son parcours est en réalité autodidacte et Beni’Art est inscrit à la Maison des Artistes depuis 2010 où il travaille dans plusieurs domaines : le street art (graffiti), la création de tatouages, logos, designs,  l’illustration pour enfant et dernièrement le body painting avec son style particulier semblable à « un coup de crayon manga adapté à la culture hip hop ».

 Son déclic artistique remonte à son enfance: il se souvient dessiner dès l’âge de 7 ans, influencé par sa mère qui faisait régulièrement des illustrations sur son cahier de poésie et de chant. Ses parents n’ayant pas les moyens de lui payer des cours de dessin en dehors de l’école, il apprend seul par passion en dessinant ce qu’il voyait et ce qu’il avait en main, soit à l’époque : des mangas et la série Dragon Ball Z. C’est également la culture de la rue qui a forgé son style, par ses nombreuses formations en danse hip hop et de breakdance.

Si aujourd’hui Beni’art souhaite apporter sa contribution au mouvement Samaki Kohn Khmer, c’est pour revendiquer son identité cambodgienne : « collaborer avec SKK c’est partager ma passion, ma vie, ma culture, mes racines. Je suis honoré de travailler avec une association qui œuvre pour le Cambodge car c’est mon pays et j’ai envie de prouver à mes parents que je suis fier d’eux. »

Comme la grande majorité des familles khmères installées en France, les parents de Beni’art ont obtenu le statut de réfugiés politiques en fuyant le génocide des Khmer rouge en 1974, et eux se sont installé en Alsace. Depuis l’artiste s’est rendu une fois au pays et cette expérience a été très forte : « franchement ça m’a mis une claque et ça m’a permis de relativiser pas mal de choses ».

Pour découvrir le travail de Beni’art, vous pouvez consulter ses pages suivantes :

http://beniart.book.fr

http://beniart.tumblr.com/

https://www.facebook.com/artbeni

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