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Dara Samaki

A CEUX QUI NE SONT PLUS LÀ

Le 17 avril 2015, pour les 40 ans de la prise de Phnom Penh par les Khmers Rouges, l’artiste franco-cambodgien Séra, soutenu par l’association Anou’savry Thom, dont le nom signifie « La Grande Mémoire », souhaite offrir à la ville de Phnom Penh la construction d’un Mémorial du génocide au Cambodge à ériger sur une place publique.

Memorial

Ce mémorial est dédié « à ceux qui ne sont plus là ». En permettant enfin aux familles qui ont perdu des proches d’honorer la mémoire des victimes, en permettant de donner toute son importance à l’histoire la plus sombre du Cambodge aux yeux des cambodgiens comme aux yeux du monde, en permettant ainsi de lutter contre l’oubli, ce mémorial se veut aussi comme un soutien, marqué sur le sol cambodgien, encourageant à mieux se tourner vers l’avenir sans oublier pour autant son passé.

SculpturesLes 2 sculptures du Mémorial : The Guardian (à gauche) et The Supplicant (à droite)

Vous pouvez participer au financement de ce projet via la plateforme kickstarter. L’appel à la participation du public sera clôturé le 27 juillet, il n’y a donc pas une minute à perdre si vous souhaitez faire un geste en mémoire de « ceux qui ne sont plus là » et adresser un message de courage au peuple cambodgien.

L’association Samaki Kohn Khmer tient à remercier particulièrement Séra pour l’initiative touchante qu’il a prise : celle de faire un don au Cambodge de son talent d’artiste pour un Cambodge meilleur.

Lien kickstarter : https://www.kickstarter.com/projects/409008236/the-cambodian-tragedy-memorial-project

Le site officiel du Mémorial : http://www.cambodiantragedymemorial.com

 

Manifestation « FREE THEM NOW! »

Avec l’arrestation et la mise en détention de Mu Sochua ainsi que de huit autres officiels du parti d’opposition CNRP le 15 juillet au matin à Phnom Penh, le régime de Hun Sen bafoue une nouvelle fois les droits fondamentaux, et met en péril la liberté et les droits humains au sein de notre Royaume du Cambodge.

C’est pourquoi nous appelons les Khmers de Paris, et plus généralement de France, ainsi que tous les supporters des droits de l’homme à nous rejoindre le Lundi 21 juillet 2014 de 14h à 18h, devant le Ministère des Affaires Etrangères 37 Quai d’Orsay 75007 Paris, afin de protester contre ce nouvel affront fait à la démocratie au Cambodge.

L’association Samaki Kohn Khmer.

FREE THEM NOW

Freedom Park, Phnom Penh, le 15 Juillet 2014 au matin, neuf élus du CNRP (Cambodia National Rescue Party) ont été arrêtés et placés en détention par la police du gouvernement Cambodgien.

Mu Sochua, Keo Phirum, Nut Rumduol, Oeu Narith, Men Sothavrin, Long Ry, Real Khemrin, Khin Roeun, et Ho Vann sont notamment accusés «d’incitation à commettre des actes de violence» ainsi que «d’incitation à commettre un délit», allégations pouvant directement être remises en cause par plusieurs vidéos et photographies prises par des témoins de l’arrestation.

Ces évènements font suite à une énième manifestation des opposants au gouvernement en place au Cambodge, lesquels se heurtent maintenant régulièrement à la milice privée du régime qui n’hésite pas à avoir recours à la violence afin de durement les réprimer. De plus, depuis Janvier 2014, le régime Cambodgien de Hun Sen s’est arrogé le droit de bannir les manifestations et rassemblements publiques de l’opposition, décret dont la nature demeure pourtant fondamentalement anticonstitutionnelle et anti-démocratique.

Le gouvernement Cambodgien n’est est pas à son coup d’essai en ce qui concerne les arrestations d’opposants impartiales reposant sur des charges fallacieuses et infondées. Qu’ils soient victimes des expulsions forcées du district de Boeung Kak, comme Yorm Bopha; ou simples ouvriers des usines textiles des limites de Phnom Penh, manifestant pour des conditions de travail et un salaire décents.

Cette fois ci, le régime s’en prend directement aux officiels du parti d’opposition de Sam Rainsy, bafouant une nouvelle foi de par ses actes la liberté, et mettant en péril les droits humains au sein du Royaume du Cambodge.

C’est pourquoi nous appelons donc à la remise en liberté immédiate et inconditionnelle de Mu Sochua, des officiels du CNRP, ainsi que des deux anonymes arrêtés hier matin au Freedom Park et transférés aujourd’hui à la prison de Prey Sar.

L’association SAMAKI KOHN KHMER.