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Samaki Kohn Khmer

Partage sourire & solidarité lors de la Samaki Days Paris 2015

Cambodgiens et Amoureux du Cambodge, Samaki Days revient cette année, fort de son succès de l’édition 2014 !

Le Dimanche 24 mai 2015 sera l’occasion de vous immerger dans la culture cambodgienne le temps d’une journée. Danseurs, chanteurs, humoristes et de nombreuses associations culturelles et humanitaires vous entraineront dans des festivités qui se tiendront à la Pagode de Vincennes, lieu incontournable de la culture Khmère.

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Venez nombreux pour ce moment de partage, de sourire et de solidarité ! Nous vous réservons pleins de bonnes surprises !

Évènement Facebook: https://www.facebook.com/events/602796123190218/

Horaire: 10h00-19h00, Lieu: Pagode de Vincennes Paris, 40 route de ceinture-du-lac-Daumesnil 75012 Paris, Entrée: gratuite.

Au programme:

Matin: 10h00 – 11H30

Cérémonie bouddhiste

Après-midi: 12H00 – 18H00

Concert musical DJ Khla

Forum d’associations Danse Folklorique (Sovann Machha)

Défilé Samaki Kohn Khmer Danse classique Khmère (AJBK)

Stand up Kevin Ke

Démonstration d’Art martial Khmer

Concert musical DJ Khla

Danse traditionnelle (La Jeunesse)

 

En attendant voici en vidéo, la dernière édition de la Samaki Days Paris!

Accès par les transports publics:

Métro : ligne 8 Station Porte-Dorée (puis suivre le lac par le côté droit) ou Station Liberté
bus PC1 (arrêt Claude Decaen)
bus 325 (arrêt Carrefour de la Conservation)
Tram Porte Dorée à partir de 2013

Accès par la route: soit par Gravelle Porte de Charenton, soit par Route de la Ceinture / Porte Dorée.

 

Nostalgie musicale, quand tu nous tiens…

Nous avons tous entendu nos parents chantonner un air de « Champa Battambang » ou « Chnam Aune 16 ». Oui, nous connaissons tous ces chansons qui ont soit bercé soit « pourri » notre enfance. Nous avons même maudit ces moments où nous étions obligés d’écouter les tantes, les oncles ainsi que les amis hurler dans le micro lors de ces soirées karaokés toujours très bien arrosées. Avec le recul, ces moments sont devenus des souvenirs spéciaux dans nos vies. Nous avons tous cherchés sur Youtube en nous disant « ahhhhh mais oui, je la connais ! » Le Cambodge a donc connu, connait et qui connaitra une grande évolution dans sa culture musicale.

Sans titre

« Baksei Chan Krung », l’un des premiers groupes de Rock cambodgiens

La période qui me tient à cœur car je suis une grande amoureuse du vintage, est entre les années 1960 et 1975, l’âge d’or du Cambodge.

La génération de nos parents ont connu cette fameuse époque « yéyé » venue de France, en entendant sur les ondes Sheila, Françoise HARDY, Johnny HALLYDAY ou bien Eddy MITCHELL. L’influence s’entend dans les voix de nos plus grands chanteurs comme SIN Sisamouth, ROS Sereysothea ou encore HOUY Meas.

La deuxième vague d’influence est bien sûre, le Rock’n’Roll. Le Cambodge a eu aussi ses fous de guitare et ses « rock bands » rebelles. D’ailleurs chaque année lors de la Fête des Eaux, « Bone Om touk », étaient organisés des concours de groupes musicaux, rock ou traditionnel. La musique a toujours été au cœur de notre culture.

Il ne faut pas oublier la musique khmère que je qualifierai de « traditionnellement festive ». Elle était à son apogée durant ces belles années. Toutes les sonorités que nous entendons aujourd’hui, ont été travaillées et développées durant cette époque. Roamvong, saravann, kontrem etc, nous font encore dansés. SIN Sisamouth est l’un des maîtres de la musique khmère. Il écrivait, composait et interprétait ses chansons. On ressentait qu’il avait la passion de son art. Il est rare de retrouver cela chez un artiste.

Nous avons tous passés de bons moments à écouter ces chansons. On se rend compte que cette musique nous a tous réunis au moins une fois dans notre vie. Nous avons dansé ensemble lors du Nouvel An et chanté à tue-tête « Loy, loy, loy, loy, Loy tenh snae hars ».

Finalement nous sommes tous pareils, ces moments de lassitude, de bonheur et de nostalgie, nous les avons vécu, non pas en même temps mais dans un même sentiment.

A bientôt les amis 😉

Magnifique performance de Phare Ponleu Selpak

Voici un retour sur les performances de Phare Ponleu Selpak, PPS pour les intimes, garantie sans spoiler (ou presque).

Nous y sommes…

Arrivés à la seconde au festival Parades où se réunissent plusieurs horizons artistiques, les curieux et moi-même se pressent au-devant de la scène, appelés par une musique envoûtante. Les artistes khmers nous prennent par la main et nous embarque dans un voyage dont l’éventail émotionnel oscille allègrement.

A travers le personnage de Sokha, Khuon Det, le fondateur et directeur artistique de Phare Ponleu Selpak nous trace son histoire personnel, ses souvenirs et sa vision de la guerre. Cirque, art visuel, musique khmère, danse, théâtre tout y est. J’ai été frappé par la pointe de modernité et l’écriture du spectacle.

Remerciés par un tonnerre d’applaudissement à Nanterre, les artistes de Battambang représentent par l’une des plus belles manières le peuple khmer.
De quoi être fier.

Ratana Skk

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Comprendre l’exode des travailleurs Khmers depuis la Thaïlande

Reprenons depuis le début … Beaucoup de khmers quittent le Cambodge pour trouver un travail dans les pays voisins. Ceci est du au manque d’attention de la part du gouvernement cambodgien face aux personnes « non qualifiées » et les plus démunies. Les salaires trop bas, les conditions de travail horribles, et aucune loi du travail à proprement dit, conduisent à cet exode.

La Thaïlande est depuis des dizaines d’années, l’Eldorado de millier de familles cambodgiennes, qui y voit un potentiel de travail (et donc de salaire), plus alléchant que dans leur propre pays.

En Thaïlande, les Cambodgiens travaillent principalement dans la construction/bâtiment, l’agriculture ou les élevages de fruits de mer. Ils bénéficient d’un meilleur salaire en étant immigrés illégaux en Thaïlande que salariés au Cambodge (mais là, nous partons sur un autre débat…)

La plupart d’entre eux sont illégaux et travaillent « au noir » pour des entreprises thaïlandaises. Ces dernières voient dans les cambodgiens, une main d’œuvre pas chère et efficace, qui fait le « sale boulot », les taches dont les thaïlandais ne veulent plus. Ils acceptent également un salaire plus bas que les thaïs.

On compterait plus de 200 000 immigrés Cambodgiens en Thaïlande, dont 80 000 légaux.

22 Mai 2014, Coup d’état en Thaïlande

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Le 22 Mai dernier, l’armée thaïlandaise prend le control du pays, mettant sur le banc de touche le « clan Taksin » (très proche du gouvernement cambodgien).

C’est alors que tout commence… La junte militaire a décidé de lancer une opération contre les travailleurs illégaux en Thaïlande. Cette opération touche toutes les nationalités, les khmers bien sur, mais aussi les birmans, les américains, les russes, etc… personne ne sera épargné.

Focalisons nous sur les cambodgiens … (en gardant en tête que, malgré tout, les peuples thais et cambodgiens se détestent depuis des décennies)

Bien que la junte militaire insiste sur le fait qu’il n’y aura pas de répression violente envers les travailleurs illégaux, les rumeurs fusent. Des travailleurs cambodgiens ont témoignés lors de leur arrivée à la frontière (Poipet), assurant que l’armée thaïlandaise les avait arrêtés, forcés à quitter leurs domiciles, le tout en les menaçant de violences s’ils refusaient d’obtempérer. Des coups de feu aurait été tirés dans le vide pour effrayer les familles.

« La junte militaire dément ces rumeurs, la confusion règne. »

Toutefois, la rumeur s’est propagée dans la communauté cambodgienne ; suite aux paroles de leurs confrères, une grande majorité de cambodgien a décidé de quitter la Thaïlande pour rentrer au pays. Ils ne se sentent plus en sécurité en Thaïlande, et leurs familles restées au Cambodge les somment de rentrer. Ils pensent que l’armée veut se débarrasser d’eux et que les soldats n’hésiteraient pas à tirer pour arriver à leur fin.

Depuis une semaine, des dizaines de milliers de Khmers ont passé la frontière à Poipet. Des trains plein à craquer, de longues files d’attentes en plein soleil, des camions remplis de personnes et de vivres, des regards perdus, effrayés, … c’est le tableau que nous pouvons voir actuellement au check-point de Poipet.

Personne n’est à même de dire si cette situation sera durable ou non, en attendant, les entreprises thaïlandaises risquent d’en prendre un coup car beaucoup de postes resteront vides, puisque les thaïs refusent ces emplois non qualifiés.

 Et du coté Cambodge ?

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Face à cet exode, le gouvernement et l’armée cambodgienne ont déployé des centaines de camions pour accueillir les travailleurs à Poipet et les conduire dans leurs provinces. Le ministre du travail s’est rendu en personne au poste frontière pour accueillir les migrants la semaine dernière. Madame l’ambassadeur du Cambodge en Thaïlande, Eat Sophea, a demandé à son peuple de rester calme et de ne pas croire les rumeurs sur les répressions de l’armée. D’après elle, les autorités thaïlandaises vont coopérer avec les autorités cambodgiennes pour gérer la situation au mieux.

Les autorités aux postes frontières ont recensé un grand nombre de femmes et enfants, plus que d’hommes. Il semblerait que les familles et amis restés au pays influencent beaucoup les travailleurs cambodgiens en Thaïlande à rentrer. Le gouvernement quant à lui, n’a à ce jour fait aucune déclaration officielle pour ses milliers de travailleurs.

La question est, comment ces migrants cambodgiens vont-ils se réintégrer dans l’économie cambodgienne, si fragile et instable ? Vont-ils rester au Cambodge ? Vont-ils tenter de revenir en Thaïlande ?

Le problème est irrésolu et ouvre de grandes questions quant à l’avenir de l’industrie et de la politique thaïlandaise, mais aussi sur l’avenir de tous ces travailleurs.

Sorya SKK

 

Le Cambodge pour la 1ère fois aux fêtes consulaires

Le Cambodge a été dignement représenté ce week-end par la communauté lyonnaise sur la place Bellecour (la 3ème plus grande place de France).

Il s’agissait de la 13 ème édition des fêtes consulaires organisées par la Ville de Lyon. Grâce à l’implication du consul du Cambodge en France, c’est la 1ère fois que le Cambodge fait son apparition parmi les autres pays. Pas moins de 63 consulats ont participé aux festivités : Cambodge, Japon, Mexique, Mali, Russie, Philippines, Tunisie, Brésil, Guinée, Italie, Roumanie, République Tchèque….

Les associations lyonnaises, les jeunes khmers de Lyon et du Cambodge se sont mobilisés pour faire honneur au Cambodge : présentation des danses apsara, danse des souhaits et des cocos, neary chea chour, défilé en tenues traditionnelles et chants pour montrer la fierté d’être khmer.

Un stand également pour présenter le tourisme, l’art sous toutes ses formes, la langue…Et pour partager des spécialités cambodgiennes à tout les visiteurs. Une ambiance très festive. On se croyait au pays !

Beaucoup de moments de partage avec les autres pays. On pouvait notamment voir une danse entre la Thaïlande et le Cambodge devant les stands avec les drapeaux respectifs. Des échanges entre les jeunes khmers de France, les aînés, les étudiants khmers du Cambodge et les nombreux visiteurs des 5 continents du monde.

Suite à ce succès, les khmers de Lyon vous donnent rendez-vous l’année prochaine pour la 14ème édition. »

Sovana