Campagne de libération #Free Them now

Campagne de libération #Free Them now

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Le lundi 21 juillet 2014, l’association Samaki Kohn Khmer a tenu une manifestation intitulée « Free Them Now » à Paris rue Robert Esnault-Pelterie​, près du quartier des Invalides, en réaction à l’arrestation de huit membres du parti de l’opposition cambodgienne ,le Cambodia National Rescue Party (CNRP), dont sept sont députés au parlement et qui ont été arrêtés pour tentative d’insurrection par le gouvernement du Premier Ministre cambodgien, Hun Sen, le 15 juillet 2014.

Mobilisés symboliquement devant le Ministère des Affaires Etrangères, la trentaine de manifestants venus entre autres de la banlieue parisienne, de Lyon, d’Arcachon et de la Belgique, ont demandé à l’état français d’exercer une pression sur le gouvernement cambodgien afin de relâcher les huit députés placés en détention et d’appliquer par la même les Accords de Paix de Paris de 1991 en faveur d’un Cambodge libre, démocratique et sans répression politique.

Animée par les discours du co-président de l’association Samaki Kohn Khmer, respectivement Dara Thong, la mobilisation a eût l’honneur de recevoir la participation et l’intervention de plusieurs personnalités politiques importantes au Cambodge, à savoir: Tioulong Saumura, épouse du leader de l’opposition cambodgienne Sam Rainsy et député de Phnom Penh, le vice-président du parti CNRP en France ainsi qu’un sénateur cambodgien et membre du CNRP. Plusieurs membres de la famille d’un des députés emprisonnés, en l’occurrence Men Sothavarin, ont également pris la parole afin de leur faire honneur.

Tous ont exprimé leur révolte face à l’oppression politique du gouvernement de Hun Sen, aux violations des droits de l’homme et aux injustices quotidiennes qui persistent au Cambodge, notamment depuis les élections présidentielles frauduleuses de juillet 2013 entraînant des manifestations massives dans le pays.

Au lendemain de ce rassemblement parisien, le 22 juillet la nouvelle tombe: après sept jours de détention, les huit hommes et femme membres de l’opposition cambodgienne et inculpés pour insurrection passible pour trente ans de prison, ont été libérés sous caution dans la capitale à Phnom Penh.

 Linda Skk