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LE DRAPEAU KHMER A DANSÉ LE BOKATOR A BERCY CE SAMEDI 15 FEVRIER 2014 !

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LE DRAPEAU KHMER A DANSÉ LE BOKATOR A BERCY CE SAMEDI 15 FEVRIER 2014 !

Le Cambodge a défendu l’art du Bokator au Festival des Arts Martiaux qui a lieu ce samedi dernier à Bercy.

Le Bokator, littéralement « cogner le lion » (bok a tao), est un art martial guerrier cambodgien ancestral dont les représentations trouvées dans les bas-reliefs des temples angkoriens témoignent de son ancienneté et de l’importance de son statut. J’aime beaucoup cette photo car on a l’impression que le drapeau khmer fait aussi du bokator. Ne trouvez-vous pas que ça lui va bien ?

-Léone S.K.K.

LA DANSE KHMERE

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LA DANSE ET LA CHORÉGRAPHIE KHMÈRES

La danse a toujours été un art majeur du Cambodge et un des aspects les plus délicats de l’âme khmère.
Des stèles retrouvées dans divers temples d’Angkor rapportent avec détails le nombre de danseuses qui leur était affecté: 600 pour l’un, plus de 1 000 pour un autre.
Ces danseuses représentaient les fameuses « apsara » ou danseuses célestes. Ce nom d’apsara est d’ailleurs devenu synonyme de danseuse khmère.

Aujourd’hui l’université royale des beaux arts s’efforce de refaire vivre cet art volontairement tué par les Khmers rouges : elle prend en charge les jeunes talents dès l’âge de huit ans, alternant les exercices techniques le matin et l’enseignement général l’après-midi.

La chorégraphie classique khmère est un mélange de mimes, de théâtre muet et de poses stylisées. Le corps doit rester vertical dans ses ondulations, le visage impassible, seules les mains et les pieds décrivent des mouvements. Chaque geste exprime un sentiment.
La danse khmère est un ensemble de figures en perpétuel mouvement. Les mouvements sont très élaborés et exécutés le plus souvent avec lenteur.
Tel geste dans telle posture des bras et des jambes a valeur de mot, et les mouvements enchaînés les uns aux autres prennent valeur de phrase. Chaque personnage combine des gestes immuables qui lui sont propres. Les règles les plus strictes dictent l’enchaînement des mouvements, mais leur symbolisme est maintenant totalement oublié.

LE BALLET ROYAL

Proeurng Chheang , doyen du ballet royal où il est entré à l’âge de 8 ans , est l’un des rares survivants d’une troupe prestigieuse anéantie par les Khmers rouges. Sur les 300 personnes qui composaient le ballet royal, 30 ont survécu dont à peine 11 ballerines.
Avant les événements, le Ballet Royal se composait d’une danseuse étoile, de cinq premières danseuses, de cinq danseurs et de dix huit ballerines. Vingt quatre musiciens et dix choristes accompagnaient les évolutions du ballet.

La base du répertoire est le Reamker, version cambodgienne du Ramayana indien, transmis oralement depuis des siècles. Des épisodes tirés du Mahabarata et des légendes cambodgiennes complètent ce répertoire.

LES DANSES POPULAIRES

Les danses les plus folkloriques sont pour beaucoup liées à des minorités éthiques et limitées chacune à un village perdu… Elles sont nombreuses et illustrent les rapports de la communauté paysanne avec les animaux. Citons :

la danse du cerf (thème de la mort),

la danse des boeufs sauvages (thème de la fertilité),

la danse du paon,
la danse du Trott

la danse de la récolte (nord-ouest)

la danse des noix de coco (danse du Nouvel An)

Mais l’esprit du peuple khmer se manifeste aussi dans les danses de divertissement qui, malgré les influences étrangères, restent typiques, en particulier le ruam vong : pas d’agitation, pas d’attouchement ni d’enlacement ; seuls les mouvements des bras et des mains rythment la musique pendant que les danseurs se forment en ronde.

LA DANSE CHHA-YAM

La danse Chha-yam est dansée en tête des processions religieuses, devant les fidèles qui, avant de rentrer dans la pagode, en font trois fois le tour. C’est une danse comique (les danseurs portent parfois des masques) exécutée sur un rythme endiablé. Les danseurs sont aussi les musiciens jouant soit du tambour, soit du gong ou des cymbales.

SOURCE 

Victoria S.K.K

ARTISTE CAMBODGIEN : Beni’art

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 On vous avait parlé plus tôt d’un mouvement street art au Cambodge, aujourd’hui c’est un artiste khmer français que nous voulons vous présenter. Il s’agit de Tan Ratanak aka Beni’art, né de parents cambodgiens dans la banlieue de Strasbourg, qui nous a dédié cette Apsara pour honorer sa collaboration avec la communauté Samaki Kohn Khmer.

Tan Ratanak a 30 ans, a grandi à Molsheim (Alsace) et est un artiste aux talents multiples : à la fois graffeur, danseur hip hop et bodypainter.  Après une formation artistique en bac pro communication graphique, puis  un an en fac d’art, il prend une autre direction en passant son BAFA afin de donner des cours de danse hip hop.

Sans vraiment être diplômé en art, son parcours est en réalité autodidacte et Beni’Art est inscrit à la Maison des Artistes depuis 2010 où il travaille dans plusieurs domaines : le street art (graffiti), la création de tatouages, logos, designs,  l’illustration pour enfant et dernièrement le body painting avec son style particulier semblable à « un coup de crayon manga adapté à la culture hip hop ».

 Son déclic artistique remonte à son enfance: il se souvient dessiner dès l’âge de 7 ans, influencé par sa mère qui faisait régulièrement des illustrations sur son cahier de poésie et de chant. Ses parents n’ayant pas les moyens de lui payer des cours de dessin en dehors de l’école, il apprend seul par passion en dessinant ce qu’il voyait et ce qu’il avait en main, soit à l’époque : des mangas et la série Dragon Ball Z. C’est également la culture de la rue qui a forgé son style, par ses nombreuses formations en danse hip hop et de breakdance.

Si aujourd’hui Beni’art souhaite apporter sa contribution au mouvement Samaki Kohn Khmer, c’est pour revendiquer son identité cambodgienne : « collaborer avec SKK c’est partager ma passion, ma vie, ma culture, mes racines. Je suis honoré de travailler avec une association qui œuvre pour le Cambodge car c’est mon pays et j’ai envie de prouver à mes parents que je suis fier d’eux. »

Comme la grande majorité des familles khmères installées en France, les parents de Beni’art ont obtenu le statut de réfugiés politiques en fuyant le génocide des Khmer rouge en 1974, et eux se sont installé en Alsace. Depuis l’artiste s’est rendu une fois au pays et cette expérience a été très forte : « franchement ça m’a mis une claque et ça m’a permis de relativiser pas mal de choses ».

Pour découvrir le travail de Beni’art, vous pouvez consulter ses pages suivantes :

http://beniart.book.fr

http://beniart.tumblr.com/

https://www.facebook.com/artbeni

Street art au Cambodge

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Quand on parle d’art cambodgien, on pense tout de suite aux danseuses Apsara, à la musique karaoké de Preap Sovath ou aux peintures d’Angkor Wat que toute famille khmère arbore dans son salon.  Mais saviez-vous que le Cambodge s’est aussi mis au street art ?

Depuis quelques années, un mouvement urbain se créée au Cambodge, notamment dans la capitale, où la culture hip hop commence à s’installer. On peut aujourd’hui trouver des graffitis à Phnom Penh, des galeries d’art contemporain comme le Meta House et des évènements artistiques comme la Nerd night ou le festival Tiger Translate où des rappeurs, souvent des khmers expatriés, montent sur scène.

Et c’est notamment par l’impulsion des graffiti artistes Lisa Mam et Peap Tarr qu’une scène street art se construit au Cambodge. Lisa Mam, 23 ans, native de Phnom Penh, a découvert les graffitis sur les RER lors de son voyage en France et depuis s’est passionnée pour cet art urbain qu’elle a ramené au pays. Cependant être une femme artiste n’est pas forcément bien vue au Cambodge, et c’est donc des études de dentiste que Lisa Mam poursuit à côté de son art. Quant à Peap Tarr, 37 ans, un métisse Khmer-Néozélandais, ayant grandi à Auckland où il s’est fait connaître comme street artist, il s’est installé à Phnom Penh en 2010 pour stimuler la culture urbaine dans son pays maternel.

Tous les deux ont un style s’inspirant des légendes khmer comme Haknuman ou Apsara dans un univers graphique, de noir et blanc et dont les courbes s’inspirent des temples d’Angkor.  Aujourd’hui ils essaient de vivre de leur art par des show de live painting au Cambodge et à l’étranger, mais aussi de commandes de tableaux et décoration pour des galeries ou particuliers. Le peuple khmer, intrigué, semble accuser bonne réception de cette forme d’art, appréciant la nouveauté qui donne une nouvelle jeunesse au pays.

Pour un aperçu du street art khmer :

Photos du dernier festival Tiger Translate :
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10150288611617233.343664.392297072232&type=1

Page Facebook de la Nerd Night :
https://www.facebook.com/nerdnightphnompenh

Archaeologists Discover Lost City In Cambodian Jungle

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Australian archaeologists using remote-sensing technology have uncovered an ancient city in Cambodia that has remained hidden for more than a millennium under dense jungle undergrowth.

The discovery of Mahendraparvata, a 1,200-year-old lost city that predates Cambodia’s famous Angkor Wat temple complex by 350 years, was part of the Hindu-Buddhist Khmer Empire that ruled much of Southeast Asia from about 800 to 1400 A.D., during a time that coincided with Europe’s Middle Ages.

Damian Evans, director of the University of Sydney’s archaeological research center in Cambodia, and a small group of colleagues working in the Siem Reap region mapped an area using airborne Lidar, a remote-sensing technology utilizing lasers. It showed them the outline of the ancient city.

The Australian newspaper The Age reports that the group of archaeologists first found a collapsed temple and then:

 » … hacked through … landmine-strewn jungle and waded through swollen rivers and bogs to discover the ruins of five other previously unrecorded temples and evidence of ancient canals, dykes and roads. …

Guided by the GPS loaded with the lidar data, they stumbled across piles of ancient bricks. They found two temple sites where no carved rocks or ancient bricks could be found scattered nearby, indicating they have never been looted. »

Evans says it’s not yet known how large Mahendraparvata was because the Lidar search covered only a small, circumscribed area.

« Maybe what we are seeing was not the central part of the city, so there is a lot of work to be done to discover the extent of this civilization, » he told The Age.

Source: http://www.npr.org/blogs/thetwo-way/2013/06/14/191727408/archaeologists-discover-lost-city-in-cambodian-jungle