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Economie

Save the Areng Valley

In the context of forest conservation Cardamom, the Samaki Kohn Khmer team was mobilized.

Context :

In Cambodia, the project of a hydroelectric dam on the river Areng

supported by the Chinese company « Synohydro ». It engenders a submersion of 20,000 hectares of rainforest . It engender the extinction such as the Siam crocodile , forced displacement of 1,500 indigenous Khmer Deum from their ancestral lands and the illegal deforestation .

 

The members were strongly mobilized to save the Areng valley which is the second largest rainforest in Asia where live more than 227 animal species , including 31 endangered .

 

Actions implemented by the association to safeguard the forest Cardamom :

 

1st action : We fight alongside conservationists via :

  • Creating an infographic to show in one image that this project is bad and it does not make sense. The figures speak for themselves.
  • Creating a video denouncing the project and propose solutions as :
    • empower local communities to stand up against the dam
    • awareness within and outside Cambodia
    • coordinate with civil society groups to strengthen the project
    • ensure that all laws relevant to this campaign are respected
  • Awareness on social networks

 

2nd action : We asked people to sign the petition against the company China Guodian Corporation « to save the Valley Areng

 

3rd Action : During the 6, 13 and 27 April at the Pagoda of Vincennes, the team raised funds through the sale of t -shirts and other goodies.

 

This has resulted in:

  • provide financial support to militants Cambodians and Mother Nature movement
  • fund a conference in Phnom Penh at a university that was attended by over 150 young people. They were informed and mobilized in the fight to save the Cardamom forest.

 

Congratulations to the entire team Samaki Kohn Khmer, Cambodian youth who was mobilized and all those who have supported the project by providing T-Shirts SKK. 

The struggle continues!

Christopher Samaki

 

 

***Sauver la vallée d’Areng***

 

Dans le cadre de la sauvegarde de la forêt des Cardamomes, l’équipe Samaki Kohn Khmer s’est mobilisé. 

 

Rappel des faits :

 

Au Cambodge, le projet de la construction d’un barrage hydroélectrique sur la rivière Areng soutenu par la compagnie chinoise « Synohydro » provoquerait la submersion de 20 000 hectares de forêt tropicales. Cela engendrerait le péril d’espèces en danger d’extinction comme le crocodile de Siam, le déplacement forcé de 1500 indigènes Khmers Deum de leurs terres ancestrales et l’ouverture à la déforestation illégale.

 

Les membres de l’association se sont fortement mobilisés pour sauver la vallée d’Areng qui est la 2ème plus grande forêt tropicale d’Asie où vivent plus de 227 espèces animales dont 31 en voie d’extinction.

 

Les actions mises en place par l’association pour sauvegarder la forêt des Cardamomes :

 

1ère action : Nous avons lutté aux côtés des défenseurs de la nature via la :

  • Création d’une infographie visant à démontrer en une image que ce projet est néfaste et qu’il n’a pas de sens. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
  • Création d’une vidéo pour dénoncer ce projet et proposer des solutions comme :
    • habiliter les communautés locales à se lever contre le barrage
    • sensibiliser à l’intérieur et à l’extérieur Cambodge
    • coordonner avec les groupes de la société civile pour renforcer le projet
    • veiller à ce que toutes les lois pertinentes à cette campagne soient respectées
  • Sensibilisation sur les réseaux sociaux

 

2ème action : Nous avons sollicité les gens à signer la pétition contre la société Chinoise pour sauver la Vallée d’Areng

 

3ème action : Durant les 6, 13 et 27 avril à la Pagode de Vincennes, l’équipe a récolté des fonds grâce à la vente de tee-shirts et autres goodies. 

 

Cela a permis :

  • d’apporter un soutien financier aux militants Cambodgiens et au mouvement Mother Nature
  • de financer une conférence à Phnom Penh dans une université qui a réuni plus de 150 jeunes. Ils ont été informés et se sont mobilisés dans la lutte pour sauver la forêt Cardamomes.

 

Bravo à toute l’équipe Samaki Kohn Khmer, les jeunes du Cambodge mobilisée et toutes les personnes qui ont soutenues le projet en s’offrant des T-Shirts SKK. 

 

La lutte continue!

 

**Christopher Samaki**

Cambodge : ils réclamaient 11 euros de plus par mois, Nike les licencie !

dans-une-usine-textile-de-phnom-penh-au-cambodge

Des centaines d’ouvriers d’une usine sous-traitante de la firme américaine Nike ont été licenciés après une série de protestations concernant les salaires.

Ils ont osé manifester contre leurs dures conditions de travail, ils se sont fait licencier. Leurs réclamations : une hausse à hauteur de 11 euros sur un salaire mensuel de 57 euros. Ils sont 288 à avoir été remerciés à l’usine Sabrina Garment Manufacturing pour avoir participé à cette grève les 27 mai et 3 juin derniers, provoquant des heurts avec la police, selon les syndicats.

Forcés de démissionner de leur emploi sans compensation

23 ouvriers ont été blessés suite à des heurts entre policiers et grévistes dans cette usine sous-traitante de Nike au Cambodge. Employés dans une usine de confection textile, les 3 000 ouvriers, majoritairement des femmes, ont été évacués alors qu’ils bloquaient la route d’accès à leur usine à Kampong Speu, à l’ouest de la capitale, Phnom Penh. Même si la police et leurs responsables se refusent à commenter les événements, les syndicats précisent que les salariés, qui manifestaient pour des hausses de salaire ont violemment été touchés. Au total, 23 blessés et huit arrestations. En réponse à ces heurts, entre 2000 et 3000 ouvriers du textile ont manifesté aujourd’hui
contre l’arrestation de leurs collègues devant le tribunal de la province pour réclamer leur libération.

Nike a fait part de sa « préoccupation », et a indiqué que le groupe avait ouvert une enquête, ajoutant qu’ils attendaient de ses fournisseurs qu’ils respectent les droits des salariés, selon un porte-parole de l’entreprise. Malgré tout, Mann Seng Hak, représentant de la Free Trade Union, précise que ces ouvriers ont été « forcés de démissionner de leurs emplois sans compensation », dénonçant cet acte illégal. Il estime d’autre part que ces réactions sont des « punitions pour forcer les ouvriers à ne pas faire grève et à ne pas manifester ».

Les revendications sociales montent dans le textile

Selon le FMI, la confection représente 75% des exportations du pays, qui ont atteint 4 milliards d’euros en 2011. Le Cambodge, le secteur textile emploie 650 000 personnes, et est souvent considéré comme un pays modèle dans ce domaine car l’Organisation internationale du travail en surveille beaucoup les conditions de salaire et de travail. Cependant, ces informations sont à relativiser car le nombre de grèves a quadruplé en 2012, selon l’association syndicale du secteur, GMAC. Depuis le début de l’année on recense 48 mouvements sociaux dans le secteur de la confection. Les militants sociaux ont remarqué une détérioration des droits des salariés, des scènes d’évanouissements collectifs tirant la sonnette d’alarme. Sous-alimentation, surmenage, mauvaise ventilation des ateliers sont le lot quotidien de ces ouvriers textiles, souffrant de la pression des groupes internationaux.

Les défenseurs des droits de l’Homme craignent que le gouvernement ne veille faire taire les tensions sociales et les critiques avant les élections du 28 juillet.

humanite.fr/monde

La mode solidaire au Cambodge

mode cambodge

On parle beaucoup de l’industrie textile au Cambodge, notamment des grandes marques internationales comme H&M, Gap, Nike qui sous-traitent aveuglément dans des manufactures aux conditions de travail misérables. Cependant, il existe aussi des marques qui s’intéressent au pays pour son savoir-faire traditionnel, particulièrement reconnu pour son travail de la soie.

C’est après une mission humanitaire au Cambodge que les créatrices Ludivine et Laurence ont créée en 2009 Mademoiselle Sarong, marque de prêt-à-porter féminin haut de gamme et éthique. Les pièces sont inspirées du célèbre imprimé sarong, transposées dans l’air du temps par des collections modernes et tendances. Chaque pièce est unique et faite à la main dans des ateliers de femmes en difficulté au Cambodge. La marque fait partie du mouvement de mode éthique qui s’attache à rémunérer leurs ouvriers textiles de façon digne et adapté à leurs besoins. Justifiés par la qualité des pièces et la démarche éthique, les prix sont assez élevés : à partir de 79 euros pour un top en lin/soie et 98 euros pour la robe. Les pièces sont notamment vendues sur le site tendance Monshowroom.com.

Quant à la toute jeune marque Krama Heritage, elle est née de l’initiative de deux jeunes en école de commerce, Raphaël et Alexandru qui ont pris pour défi de faire du krama le nouvel accessoire fashion en France. Puisqu’on peut trouver ce célèbre foulard dans toutes les familles cambodgiennes, pourquoi pas en faire aujourd’hui un véritable accessoire de mode ? Avec pour crédo « de Paris à Phnom Penh », les kramas sont tissés dans un atelier artisanal de la capitale et vendus au prix unitaire de 29 euros. La marque reverse automatiquement 3 euros pour l’ONG Pour un Sourire d’Enfant qui œuvre pour le développement de l’éducation au Cambodge.

Alors, croyez-vous en ces initiatives ? Seriez-vous prêts à payer plus chers pour assurer des revenus plus justes aux ouvriers textiles du pays ?

Je vous invite fortement à découvrir ces deux marques suri les sites internet et pages facebook:

 https://www.facebook.com/MademoiselleSarong

https://www.facebook.com/KramaHeritage

Linda SKK

Derrière le « Made in Cambodia » de nos vêtements

On s’est tous sentis un peu fiers quand on achète un beau t-shirt chez H&M, Zara ou Gap et qu’on découvre sur l’étiquette le fameux « Made in Cambodia« . Je me souviens m’être auto-convaincue que c’était encore plus une bonne raison d’acheter une jupe bleue léopard chez l’un de ces magasins parce que quelque part je soutiendrai le travail de milliers de Cambodgiens.

salaire de la faim

Au Cambodge l’industrie textile est la plus importante activité manufacturière, elle représente 75 % des exportations du pays et emploie 335 400 travailleurs dont 91% sont des femmes. On se doute bien que si ces grandes enseignes internationales choisissent d’y délocaliser leur production, c’est pour profiter des bas salaires et maximiser leurs profits. C’est une pratique légale et plus que banale dans le monde du commerce, mais le problème est : où se trouve la limite entre profiter et exploiter ?

Depuis 2010, plusieurs centaines d’ouvrières se sont évanouies et certaines furent hospitalisées à cause de produits toxiques, mais aussi à cause de la surchage de travail, de la chaleur, d’une alimentation insuffisante et d’un mauvais environnement général dans des usines qui sont, à peu d’exceptions près, toutes insalubres et encombrées.

Un mouvement syndical de grève s’est alors formé pour dénoncer ces conditions de travail inhumaines et leurs salaires misérables de 61$ par mois. Mais malgré la coopération avec l’Organisation International du Travail (OIT), le gouvernement a rejeté la revendication d’un salaire minimum de 120$ par mois et a appelé à la reprise immédiate du travail.

La vérité c’est que malgré leurs protestations, ces travailleuses n’ont pas d’autre choix que d’accepter leur situation actuelle. Les grandes marques de la fast fashion industrie sont en constante demande de production, faisant toujours augmenter les carnets de commandes des usines textiles du pays. Plutôt que de se retrouver sans emploi, les ouvrières se résignent alors à travailler pour un salaire dérisoire et économiser sur leurs faibles dépenses quotidiennes pour joindre les deux bouts.

A ce jour le président du Syndicat libre des travailleurs, Chea Mony, a déclaré vouloir continuer le combat en menant une manifestation de masse si l’augmentation de leur salaire mensuel à 120 $ n’est toujours pas satisfaite. Quant aux grandes marques du textile, une pétition internationale a été initiée pour les pousser à payer des salaires décents à leurs usines fournisseuses au Cambodge.

Aujourd’hui vous pouvez vous-même agir en signant cette pétition sur ce site www.ladb.ch je vous invite fortement à regarder leur reportage suivant :

Et puis, pour tout vous dire, quand j’ai retrouvé cette fameuse jupe bleue léopard, je me suis vraiment dit que c’était une erreur. Alors, à la fois pour l’humanité mais aussi pour le bien de la communauté fashion : je m’excuse.

YES WE CAM!