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Traditions

Souhaitons un joyeux anniversaire à l’AJBK !

L’Association des Jeunes Bouddhistes Khmers (AJBK) vient de fêter ses 16 ans. Nous souhaitons lui transmettre nos meilleurs vœux de succès pour sa 16ème année.

L’association œuvre activement à la préservation et à la transmission d’un élément majeur de notre identité culturelle : la danse classique khmère. Les initiatives comme celles de l’AJBK sont très importantes pour la communauté khmère et son identité. C’est grâce à de telles initiatives que la danse n’a cessé de renaître malgré les nombreuses attaques qu’elle n’a cessé de subir depuis des siècles. Menacée à nouveau d’extinction des suites du régime Khmer Rouge, ce n’est que près de 20 ans plus tard que l’AJBK a pu voir le jour grâce aux mouvements de cambodgiens qui ne souhaitent pas la disparition de cet art. Quand on voit le travail accompli par l’AJBK aujourd’hui, on se félicite de voir que les jeunes cambodgiens s’impliquent dans la préservation d’un art qui fait la fierté de notre pays.

Alors, un grand bravo et un grand merci à l’AJBK et à ses jeunes élèves. Joyeux anniversaire, et continuez ainsi à faire vivre l’art de la danse khmère !

Vous pouvez en savoir plus dans notre précédent article sur la danse classique: http://samaki.fr/2014/03/27/le-ballet-classique-khmer/

Pour plus d’info sur l’association, les cours et les représentations : http://ajbk.zxq.net

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Léone Skk

 

COMMEMORATION A LA PAGODE DE VINCENNES

COMMEMORATION EN SOUVENIR DES VICTIMES DU GENOCIDE

Ce 27 avril 2014 à la Pagode de Vincennes aura lieu la « Fête du souvenir » organisée par l’association MVGKR (Mémorial des Victimes du Génocide Khmers Rouges).

Chaque année, l’association organise une journée de commémoration le dimanche en avril après que les deux journées de festivités du Nouvel An aient eu lieu.

Elle rassemble toujours de nombreux cambodgiens. C’est en effet une journée importante pour la communauté. Qui n’a pas perdu au moins un être cher ou ne connaît pas un proche qui a subi des pertes ? Qui peut rester insensible au destin tragique des 2 millions de victimes innocentes qui ont péri dans des conditions inhumaines ? Qui peut rester insensible au difficile deuil de millions de cambodgiens qui ne savent pas où pleurer leurs proches défunts ?

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Il est important de commémorer une telle tragédie, dans le but de se donner les moyens de se relever, de se reconstruire, et de construire du positif pour le Cambodge. Nous pensons que toutes les générations ont un rôle à jouer dans ces objectifs. Et pour ce faire, nous sommes convaincus de la nécessité d’instaurer un dialogue durable entre l’ancienne et la nouvelle génération de cambodgiens.  Car c’est grâce à l’union et à la solidarité que le Cambodge pourra à nouveau rayonner aussi fort qu’il le mérite.

La commémoration nous concerne tous, quelle que soit la génération.

DEVOIR DE MEMOIRE : ETAT DES LIEUX 40 ANS APRES

D’un point de vue international, l’un des plus grands crimes contre l’humanité que l’Histoire ait jamais connu n’est toujours pas puni. Aujourd’hui, le procès est à l’état suspendu. Près de 40 ans après, le Cambodge n’a toujours pas obtenu justice…

En France, les circonstances de cette tragédie peuvent être aujourd’hui appréciées grâce à de nombreux témoignages qui existent sous plusieurs formes : livres, films et plus récemment à travers la bande dessinée. Chaque témoignage apporte un éclairage supplémentaire et complémentaire. En réalité, nous avons beaucoup de chances de pouvoir disposer d’autant de témoignages, et nous invitons vivement à saisir cette chance. Car …

… La jeune génération au Cambodge n’a pas cette chance. Le génocide n’apparaît dans les manuels scolaires que depuis 2009. Et bien que des centres de torture et d’exécution soient devenus des musées, ils remportent peu d’intérêt auprès des Cambodgiens. Récemment, j’ai même découvert  que beaucoup ne croyaient tout simplement pas à ce qui s’est passé. A la conférence du 12 avril dernier, Christine Bouteiller, auteur du film « Les égarés » nous avait confié : « les familles m’ont demandé de montrer des images du génocide à leurs enfants, aussi dures soient-elles, car ils ne nous croient pas, ils ne croient que les images ». Aujourd’hui, l’effort est encore long pour le corps enseignant de faire admettre aux étudiants que le génocide n’était pas un simple épisode, mais bien un évènement important de l’Histoire du Cambodge.

POUR PLUS D’INFOS :

Toutes les infos sur le procès : http://proceskhmersrouges.net/

Article du Monde sur l’apparition du Génocide dans les manuels scolaires cambodgiens : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/02/13/au-cambodge-les-khmers-rouges-font-leur-entree-dans-les-manuels-scolaires_1154541_3216.html

Entrée en matière pédagogique sur la prise de pouvoir des Khmers Rouges : la BD de Tian « L’année du Lièvre » (tome 3 en cours)

Léone SKK

TRADITIONS ET COUTUMES

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TRADITIONS ET COUTUMES

Comme partout en Asie, ne jamais toucher la tête d’un enfant (c’est la partie noble du corps), ne jamais toucher ou désigner quelque chose ou quelqu’un du pied (c’est la partie « vile » du corps). Au Cambodge, on ne se serre pas la main, on salue dans un geste amical de prière, en joignant les paumes de ses mains à hauteur du buste ou du bas du visage, doigts vers le haut. On ne se fait pas la bise non plus… Les anciens doivent toujours être traités avec égards et respect. Ne pas choquer les Cambodgiens, pudiques, en dévoilant trop généreusement son corps (jupes courtes, décolletés, etc.), même s’il fait très chaud. A table, on ne met pas ses doigts en contact avec sa bouche, les baguettes sont là pour ça. Quand on est servi par quelqu’un (nourriture, boisson), on lui rend la pareille. Enfin, le marchandage est toujours le bienvenu, il symbolise autant un élément de socialisation qu’un instrument de négociation commerciale.

SOURCE

Victoria S.K.K.

BON OM TOUK, LA FETE DES EAUX AU CAMBODGE


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BON OM TOUK, LA FÊTE DES EAUX AU CAMBODGE 
Le jour de la pleine lune de fin octobre ou début novembre, les Cambodgiens acclament le changement du sens du cours d’eau du Tonlé Sap, le moment où le lac se déverse dans le fleuve : un événement unique au monde.
À cette occasion, ne pas manquer les régates de pirogues multicolores, face au palais royal de Phnom Penh, le long du fleuve Tonlé Sap, suivies par des danses et des feux d’artifices. Des courses de pirogues sont parfois organisées dans les douves d’Angkor Vat. Une partie du Palais royal est fermée au public et l’accès à la ville en voiture est problématique.

Deux légendes sont potentiellement à l’origine de la fête de l’eau. La première remonte à la période d’Angkor et des combats entre le roi du Champa, qui avait envahi le Cambodge, et le roi khmer. Les batailles se faisaient en pirogue sur le fleuve. En souvenir de la victoire du roi khmer, des courses de pirogues ont été organisées tous les ans sur le fleuve.
Une seconde légende raconte que cette fête sert à remercier les génies des eaux qui donnent l’eau pour l’agriculture. Quoi qu’il en soit, c’est une fête très populaire au Cambodge, à ne pas manquer !

Attention, en 2013, et pour la 3e année consécutive, il se peut que la fête de l’eau soit annulée, en raison des inondations qui ont touché le pays.

SOURCE 

Victoria S.K.K

RELIGION ET CROYANCES KHMERES

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RELIGION ET CROYANCES KHMERES

L’histoire religieuse du Cambodge (ancien Kampuchea) peut être divisé en trois périodes distinctes:

Le Bouddhisme des premiers temps appartenant à la tradition des moines Sona Thera et Uttara Thera,
Le Brahmanisme puissant et le Bouddhisme Mahayana (Grand véhicule),
La période du Bouddhisme Theravada introduit de Ceylan par le fils du roi Jayavarman VII.
Tout d’abord brahmaniste puis bouddhiste, le Cambodge ou ce qui était alors le Fou-nan et le Tchen-la, fut très influencé dans sa tradition par la culture et la pensée indiennes. Les brahmanistes et les bouddhistes mahayanistes cohabitèrent pendant un millénaire. Le Brahmanisme fut jusqu’au XIIe siècle la religion des rois, alors que le Bouddhisme se propageait parmi les gens du peuple. Au XIIe siècle, le roi Jayavarman VII (1181-1218) opta pour le Bouddhisme. Il fut un fervent pratiquant et devint l’un de ces grands rois bâtisseurs que connut l’histoire du Cambodge. Il fit ériger le sanctuaire du Bayon; centre géométrique d’Angkor Thom, qui constitue aujourd’hui l’un des plus grands et des plus beaux édifices du patrimoine mondial culturel.

INSTALLATION DU BOUDDHISME AU CAMBODGE (309 avant J.C.)

La permanence et la force du bouddhisme au Cambodge est l’un des traits caractéristiques de l’histoire khmère. Avant d’adopter la religion bouddhiste, le peuple khmer, de même que les autres peuples de la préhistoire, vénérait les éléments naturels : l’eau, la terre, le feu, le vent représentés par des génies et des divinités, et voyait dans les forêts ou les rochers des sources de salut. Ainsi s’explique que, de nos jours encore, se soit conservée la tradition de fêtes rituelles dédiées à ces génies tutélaires. L’avènement du Bouddhisme fut un remède contre toutes ces croyances et superstitions sans pour autant les rejeter. Elles furent parfois intégrées comme des pratiques bouddhistes.

L’introduction du Bouddhisme au Cambodge remontait au IIIème siècle de l’ère bouddhique c’est-à-dire en l’an 250 avant JC. Selon des sources cinghalaises, le Bouddhisme s’installa vraiment au Fou Nan en l’an 309 avant JC. Selon les annales chinoises, le Bouddhisme ancien fut prospère au Cambodge au moins jusqu’au Vème siècle de l’ère chrétienne.

BOUDDHISME THERAVADA (Langue Pali)

Le roi Jayavarman VII envoya en outre un de ses fils à Ceylan pour s’instruire dans la religion du Bouddha ; le fait est relaté dans les Annales birmanes. Les historiens en déduisent que ce prince fut le premier à propager au Kampuchea le Bouddhisme theravadin de Ceylan.

Cette période a vu s’installer définitivement au Cambodge le Bouddhisme Theravada (langue pali), tandis que le Brahmanisme et le Bouddhisme du Mahayana, perdant progressivement leurs adeptes, finissaient par disparaître. Des temples brahmaniques furent transformés en pagodes et, sur l’autel, la statue du Bouddha remplaça le linga.

Tant de pagodes, aujourd’hui, dans le royaume khmer, pointent leurs toits vers le ciel, tant de bonzes, portant avec noblesse l’ample toge jaune, sillonnent le pays, que les étrangers l’appellent souvent :  » Le pays des bonzes ».

Ce renouveau du Bouddhisme ancien toucha par vagues successives la Birmanie, la Thaïlande, le Cambodge et le Laos. En un siècle ou deux, tous ces territoires devinrent, et demeurent toujours de fervents pays bouddhistes Théravada.

SOURCE 

Victoria S.K.K.